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livre le poing levé

A bas le (mot) capitalisme !

« Capitalisme » est un de ces mots pour lesquels la définition du dictionnaire n’a rien à voir avec la façon dont les gens l’utilisent dans une conversation. Selon la personne à qui vous demandez, le contexte de la discussion où il est utilisé, et un élément aléatoire comme l’alignement des planètes, il peut prendre les sens suivants :

Aussitôt que le mot « capitalisme » est jeté dans l’arène, chacun s’appuie sur sa définition personnelle du moment

  • Quelque chose de bien à propos du status quo : La possibilité de lancer son entreprise. Le marché libre (quand il marche). La concurrence qui stimule les bonnes idées. Le choix pour les consommateurs. Tous les éléments précédents. Une séléction des éléments précédents.
  • Quelque chose de mauvais à propos du status quo : La propriété privée des moyens de production. L’exploitation des travailleurs. Le marché libre (quand il ne marche pas). La concurrence étouffant
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    Hitler souriant

    Le nazi consensuel

    Puisqu’on va en arriver là de toute manière, sautons tout de suite au point Goldwin.

    La plupart des Allemands de 1940 ne prenaient aucune part aux exactions du 3e Reich. Citoyens ordinaire, ils vivaient leur vie et contribuaient à la Nation par leur travail et l’éducation qu’ils donnaient à leurs enfants. La guerre était là de toute façon, et il n’y avait rien qu’ils pussent y faire. Peut-être si on leur avait demandé dans les années 30… Ah ben tiens, c’est ce qu’on va faire.

    Est-ce un péché, lorsque la vie vous gâte, d’en profiter sans se poser de questions ?

    Avant la guerre, on ne savait pas qu’il allait y avoir une guerre. On sortait d’une qui avait mis l’Allemagne à genoux, mais le nouveau chancelier avait bien redressé le pays. Bien des Allemands étaient certainement complètement aveugles aux conséquences de leur soudain confort. Ils se disaient juste que … Lire la suite

    Moustique

    Parasites de la société

    Laissez moi vous présenter Gratien, 25 ans, marre de ce monde de merde. Il travaille dans une équipe de maintenance à l’aéroport. Un jour où il est plus frustré que la moyenne, il sabote une pièce clé d’un réacteur d’avion, de manière à ce qu’il soit certain de s’écraser à l’atterrissage lors de son prochain voyage. Et il est programmé pour un vol avec 400 passager le lendemain. Quel connard !

    Le jour suivant, l’avion est tiré au sort pour un vol de test par l’ingénieur de contrôle qualité. Un chance sur cent. L’avion s’écrase effectivement à l’atterrissage, on déplore la mort des trois membres d’équipage.

    La pression sociale est un outil de contraite puissant.

    OK, maintenant je vous présente Greta, 25 ans, chomeuse. Elle a un diplôme d’ingénieure du son, mais le marché grisatre sur le secteur la laisse sans emploi depuis cinq ans. Pas 100% bien sûr. Elle … Lire la suite

    Uniformité au travail

    Pourquoi les adultes n’écoutent plus de punk

    le monde de l’entreprise est un laminoir à individualité

    Ce billet est la continuation d’une remarque tirée de mon premier bouquin Les cons.

    Ca faisait :

    Le petit humain s’habitue très tôt à l’idée que l’aboutissement de tout ce que les grands lui font faire est de trouver un emploi.

    Hier j’ai conduit Bigboss à la gare pour qu’il rentre en France dormir avec sa famille. Dans la voiture j’étais droit comme un piquet. Je riais poliment à ses commentaires sur la circulation et en faisais même quelques-uns. Une fois qu’il est sorti, j’ai commencé à chanter : [censuré. Voir bouquin pour savoir ce qu je chantais] à tue tête dans la caisse. Et c’est comme ça que je me suis rendu compte que le monde de l’entreprise est un laminoir à individualité.

    Si j’avais été déposé un ami à la gare, ou même un mec de mon amphi … Lire la suite

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