Dons

Par ordre de préférence :

1. Bitcoin    1GNBg7rMWHkvWSR6stWYPLML7iyRW569R5
2. Virement : IBAN : DE33100110012623500408 / BIC : NTSBDEB1XXX
3. Flattr :   Flattr this
4. Paypal :   

Le pourquoi du comment

4. Paypal

On ne présente plus Paypal, cette startup étasunienne passée au rang de behemoth financier qui permet de faire ses courses sur internet sans avoir à rentrer sans-cesse son numéro de carte de crédit.

Il y a plusieurs problèmes avec Paypal. Par ordre décroissant: **c’est un protocole centralisé**, ce qui veut dire que si un jour vous ne voulez plus être chez eux, il faudra faire une croix sur tous les services qui utilisent Paypal pour les paiements. Dans un protocole ouvert, comme le protocole email, il y a plusieurs fournisseurs en concurrence. Si, pour raison X, vous n’êtes pas satisfait de votre fournisseur, nul besoin de dire adieu aux emails. Vous changez de fournisseur.

Ensuite, **Ils se prennent pour le grand inquisiteur 2.0**. Une petite vendetta personnelle entre Paypal et les défenseurs de la liberté d’expression (notez : j’en fais partie). Un beau matin, Paypal a décidé de suspendre le compte de Smashwords, une plate forme littéraire indépendante, sous prétexte qu’un pourcentage infime de leur catalogue était du vilain porno pas propre. Pour les annales, je suis contre le vilain porno pas propre, mais je me battrai jusqu’à la mort pour défendre le droit d’existence du vilain porno pas propre. Paypal est coutumier du fait divers. Au moindre soupçon infinitésimal, c’est suspension du compte pour durée indéterminée. Et comme c’est un service centralisé (voir paragraphe précédent), ça coupe du jour au lendemain l’accès aux utilisateurs Paypal, qui sont légion. Ca signifie souvent la mort du service incriminé, coupable ou pas.

**Paypal se sert au passage.** 5% + 25c. C’est un impôt à 5% sur l’économie Internet. L’économie Internet serait 5% plus dynamique avec un système gratuit (voir dernière partie). Surtout que, pour les petits montant, avec le fixe de 25c, ça monte à plus de 50%. Paypal bloque l’économie des micropayments, qui serait bien utile au marché du livre (poèmes, nouvelles…)

**Paypal est basé sur les cartes de crédit**. VISA, Mastercard et compagnie. Des 5% prélevés par Paypal, la moitié est reversée à ces sangsues. Là, ce sont des milliards de milliards qui sont absorbés par ces 1%istes pour le privilège de nous produire une technologie des années 80, sécurisée comme un château de cartes. Berk.

3. Flattr

Flattr partage quelques tares avec Paypal. Centralisé, basé en grande partie sur les cartes de crédit. Mais le concept est positif par nature.

Flattr vous permet de consacrer un budget connu, constant et choisi par vous aux trucs cool. Vous décidez, par exemple, que les trucs cool sur internet valent bien 5€ de votre budget mensuel. Et, chaque fois que vous voyez un truc cool sur internet (un billet de blog qui vous a fait réfléchir/sourire, une photo originale, une chanson qui vous a plu…), au lieu de cliquer bêtement sur le « J’aime™ » vous cliquez sur le bouton Flattr (pour peu qu’il y en ait un). A la fin du mois, Flattr divise votre budget entre tous les boutons Flattr que vous aurez cliqué. Vous n’avez rien d’autre à faire que de décider du budget mensuel et de cliquer « Flattr » sur les contenus que vous voulez récompenser.

Le concept me plait beaucoup. En plus le fondateur du service est un ancien de Pirate Bay, donc on sait que c’est fait par des gens bien.

L’article de Ploum sur Flattr.

Après, Flattr a un cout de fonctionnement. 10% de commission. Une jambe. Pas cool.

2. Virement bancaire

Dans la zone euro, les virements sont gratuits. Voilà. 100% de vos écus arrivent à bon port. Pas besoin de faire un dessin. D’ailleurs, on s’étonne de ne le voir qu’en numéro deux… Comment peut-on battre 0% de commission ?

Il y a bien quelques inconvénients. Les virement bancaires passent par les banques. J’ai encore pas trouvé une banque dont le site internet mérite plus d’une étoile. Faire un virement sur internet, c’est généralement assez fatiguant.

1. Bitcoin

Version courte : Bitcoin cumule tous les avantages et n’a aucun des inconvénients des autres options. C’est la solution la plus facile, la moins chère, la plus éthique et qui respecte votre vie privée et la mienne et je pourrais continuer.

Bitcoin est la monnaie mondiale de l’internet et du reste. Un bitcoin à une valeur en euros, je peux acheter un nouvel ordinateur pour 2 BTC par exemple (oui, c’est une monnaie forte). c’est très simple à utiliser, mais pas forcément à comprendre. Un peu comme un ordinateur ou une voiture. La plupart des gens ne se préoccupent pas de savoir comment ça marche dedans.

En fait, toutes les monnaies sont faciles à utiliser mais pas à comprendre. Qui crée les euros ? Pourquoi l’euro a-t-il de la valeur ? Ce sont des questions difficiles à cerner mais dont l’utilisateur lambda de l’euro ne se préoccupe pas.

Je vais donc commencer par expliquer comment utiliser des bitcoins, ça sera très rapide, et ensuite, pour les curieux, je vais en révéler le mécanisme interne.


Bitcoin, comment ça marche.

Une bonne comparaison pour bitcoin : c’est de l’argent liquide téléportable.

Vous installez un programme sur votre ordinateur (de bureau, portable, ou de poche) qui s’appelle un « porte-monnaie bitcoin » et qui vous permet de stocker des bitcoins sur ledit ordinateur. Les bitcoins eux même, vous pouvez les obtenir, comme du liquide normal, en échangeant contre une autre monnaie dans un bureau de change en ligne, en vous faisant payer en bitcoins, en vendant quelque chose en bitcoins… C’est comme du liquide.

Comme du liquide, c’est difficile à tracer. Le montant affiché par votre « porte-monnaie » bitcoin n’est pas un chiffre sur un compte hébergé par une « banque », c’est la quantité de bitcoin qui est stockée sur le disque dur de votre appareil. Personne d’autre que vous ne sait combien de bitcoins vous trimballez. Personne ne tient un historique de vos achats en bitcoins. C’est comme du liquide.

Comme du liquide, vous pouvez l’échanger avec une autre personne détentrice d’un porte-monnaie bitcoin en personne, mais comme c’est du liquide *téléportable*, vous pouvez aussi faire une transaction distante avec une personne détentrice d’un porte-monnaie bitcoin de l’autre côté de la terre. C’est comme du liquide, mais en mieux. Adapté à l’internet.

Si vous perdez, ou vous faite voler, l’ordinateur où sont stockés des bitcoins, ils sont perdus pour de bon. Comme du liquide. Il est conseillé de bien protéger les ordinateurs stockant beaucoup de bitcoins. Disons, dans ce cas, que c’est comme une mallette de billets dans un coffre fort. Comme du liquide.

Voilà, j’ai décrit de façon très élaborée, que le bitcoin, c’est comme du liquide. Comme on a l’habitude du liquide, l’usage du bitcoin est trivial. Il faut juste apprendre à utiliser le programme-porte-monnaie.


Comment ça marche, à l’intérieur

La philosophie générale du bitcoin est assez aisé à comprendre pour qui comprend déjà le fonctionnement d’autres véhicules de valeur, tels que les monnaies nationales ou les métaux précieux. Malheureusement, il faut souvent prendre le temps d’expliquer ces derniers d’abord. Il y aurait de quoi écrire quelques thèses alors je vais essayer de faire court.

La valeur des véhicules de valeur est un artefact culturel

Un billet d’euros ne vaut rien en soi. Un lingot d’or ne vaut rien en soi. Tous deux tirent leur valeur de conventions culturelles différentes, mais quand les zombies attaquent, quand les conventions sociétales disparaissent, l’un sert à allumer le feu de camp, l’autre de projectile léthal.

L’or tire sa valeur de sa rareté naturelle. Il n’y en a pas beaucoup et on ne peut pas en fabriquer. Le jour ou on invente la pierre philosophale, ça nous fera une belle jambe, parce que le cours de l’or rejoindra celui du plomb. Un jour, dans le passé, quelqu’un a décidé d’utiliser l’or, plutôt que le manganèse comme véhicule de valeur. Ca a fait boule de neige.

Le billet de banque tire sa valeur de sa rareté artificielle. Quiconque contrôle les planches à billet peut en produire à l’infini. Ceux qui n’ont pas la planche à billet ne peuvent pas le photocopier, parce que les billets sont conçus pour être difficiles à reproduire. Si la rumeur se répandait que les opérateurs de la planche à billet sont des opportunistes débridés qui ne songent qu’à leur enrichissement personnel, le billet de banque ne vaudra plus rien du jour au lendemain (c’est arrivé à pléthore de monnaies nationales). Pour l’instant et pour l’euro, la rumeur dit que les opérateurs de la planche à billet sont des gens responsables et respectables, qui portent des costumes trois pièces, et qui n’ont à cœur que le bien de la société. Donc le billet de banque à une valeur.

La valeur du bitcoin est basé sur sa rareté naturelle.

Comme l’or cette fois-ci. Pas d’autorité centrale à qui l’on doive faire confiance. Le bitcoin est régi par un algorithme mathématique qui dicte qu’il ne peut y avoir qu’un nombre fini de bitcoins (21 millions). Ces bitcoins doivent être « découverts » un par un par la résolution d’équations très complexes. Aujourd’hui, on en a « miné » 12 millions. L’analogie minière est pour bien signifier la parenté avec l’or.

Les meilleurs mathématiciens du monde se sont penchés sur ledit algorithme et sont tous d’accord : il est solide. Chaque transaction est référencée dans un fichier distribué qui s’assure au delà de tout doute qu’un même bitcoin n’est jamais copié-collé.

Les inconvénients de Bitcoin

Il faut aller loin pour trouver des inconvénients intrinsèques au bitcoins. Comme le nombre de bitcoins est limité et connu, c’est une monnaie déflationaire, ce qui veut dire que la valeur du bitcoin augmente avec le temps plutôt que de diminuer, comme c’est le cas avec les monnaies nationales. Ça à l’air d’être une bonne chose, mais si mon argent vaudra plus plus tard si je ne le dépense pas, ça ne motive pas à le dépenser. On peut supposer qu’une économie basée sur bitcoin serait moins dynamique qu’une économie basée sur une monnaie inflationaire.

Peut-être.

Faudra voir.

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